ÉDITORIAL

Jorge Forbes

Enfin nous arrivons aux derniers bulletins Flash préparatoires pour la VIIème ENAPOL.
Une première lecture des dix textes de cette édition met en évidence deux qualités: d’abord, que le sujet de discussion est actuel, provocateur et attrayant; deuxièmement, que les approches sont multiples et ne coïncident pas toujours. Il est intéressant de noter ce manque de coïncidence. Fondamentalement, il est inscrit dans des vues les plus pessimistes ou les plus optimistes de la postmodernité. Par ailleurs…

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uma_nova_amigaFrançois Ozon et l’empire des images de LA femme

Maria do Carmo Dias Batista

“La femme n’existe pas” nous dit Lacan dans son Séminaire 20, quand il démontre que la femme entre en jeu par la côté de l’Existence et pas de l’Universel, le terrein de l’homme et du phalus. Cependant, qui n’existe pas c’est LA femme toute, complète, omnipotente, non barrée par la castration, laquelle serait aussi de la côté de l’Universel. Au contraire, une femme barrée démontre en elle-même le propre éphémère et la contingence de l’existence, d’être dans le monde. Une femme existe en incarnant le trou, le barre, la castration, la division, le pas-tout. “[…] ça veut dire que lorsqu’un être parlant quelconque se range sous la bannière des femmes c’est à partir de ceci qu’il se fonde de n’être pas-tout, à se placer dans la fonction phallique”

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SELFIE : l’image conversationnelle au-delà du narcissisme

Marie-Claude Sureau

Dans le journal Libération du jeudi 5 aôut 2015, il y a une interview très intéressante de André Gunthert sur une question qui touche aux images en notre 21ème siècle, c’est le phénomène selfie. André Gunthert est historien de l’art, enseignant et chercheur à l’EHESS, il fait du selfie « une nouvelle forme d’expression d’une force sociale. » Loin de ramener le selfie à un simple phénomène narcissique, il en donne la définition suivante : « une photographie qu’une personne a prise d’elle-même, généralement avec un smartphone ou une webcam, et partagée sur un média social. »

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affiche_lumiere2Du génie des frères Lumière à l’empire des images

Eliane Calvet

Le cinéma a 120 ans, comme la psychanalyse (Etudes sur l’hystérie 1895).
A l’occasion de cet anniversaire, s’est tenue au Grand Palais à Paris de mars à juin 2015 une exposition : « Lumière. Le cinéma inventé »
Cette exposition, qui s’attachait autant à la personnalité des frères Lumière qu’à leurs multiples inventions dans le domaine de la photographie et du cinéma, a permis de revoir l’ensemble de leurs films sur un immense mur numérique.

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Las imágenes y el cuerpo

Silvia Ons

Tradicionalmente se consideró que el sujeto dirige su intencionalidad al campo de los objetos,  en una suerte de direccionalidad que va desde el interior al exterior. El mundo permanece en su lugar como un afuera y es la conciencia la que se  orienta a lo que habita en el mundo, así Sartre recuerda las palabras de Husserl: “la conciencia es conciencia de algo” . Lacan  combate la concepción de que un sujeto tenga  por delante un objeto al que apunta, ya que tal idea oculta que es el objeto mismo el que puede causar tal orientación allí donde el sujeto se cree dueño de la percepción. Así, las imágenes televisivas, el celular, la computadora  captan nuestra mirada y  si en algunos casos producen adicción, es porque allí es sujeto queda tomado al modo de lo que Baudelaire decía del opio: “soy fumado por la pipa”.

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La consistencia de lo imaginario

Mónica Febres Cordero

Lacan,  en “Joyce el síntoma”, conferencia que dictó en la Sorbona en 1975, dice que el hombre tiene un cuerpo. Al cuerpo se lo tiene, no se es un cuerpo. El término parletre surge en este punto para designar lo que antes era el sujeto del inconsciente. Es un paso del sujeto del inconsciente, el sujeto de la representación, al parletre o cuerpo hablante y cuyo asiento es el cuerpo.

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La Fragilidad De Las Imágenes

José Fernando Velásquez

El tema que nos convoca hacia el VII Enapol actualiza la paradoja del espejo: su condición de soporte de identificación pero también objeto que causa angustia. Esto se enraíza en las dos caras del drama del espejo, que Lacan desarrolla en su texto de 1949 , y de lo cual nos ofrece testimonios la clínica de la neurosis, pero también la de las anorexias-bulimias, de las psicosis y, por qué no, las experiencias con adolescentes.

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João Gilberto com Lacan

Adriano Aguiar

Teremos uma atividade com o maestro Gil Jardim no VII ENAPOL. Nosso colega Adriano Aguiar, do Rio de Janeiro publicou há pouco tempo um artigo que contribui bastante para a nossa discussão. Confiram!!!!

No ano de 2009, no âmbito do seminário “A presença do Outro”, coordenado 1 por Marcus André Vieira na EBP-Rio, ocorreu um debate sobre as relações entre a música e o objeto a. Naquela ocasião, enderecei ao grupo que participava do seminário um breve argumento, onde me apoiava na música de João Gilberto para abordar essa relação. O texto abaixo, portanto, foi produzido no seio de uma pesquisa em andamento e, ao publicá-lo nesse número de Latusa, optei por preservar seu estilo pouco formal.

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Impossible is nothing ou l’énigmatique sourire du chat de Chesire

Fernando Vitale

Selon les trois axes thématiques originés de l’argumentation qui regroupe les collègues basés dans les trois Écoles de l’Amérique, la VIIème ENAPOL nous invite à étudier la manière dont s’organisent aujourd’hui les trois perspectives, lesquelles doivent être interrogées d’une façon plus approfondie et intimiste afin de garder vivante la psychanalyse d’orientation lacanienne au XXIe siècle.
Explorer les impasses actuelles de notre civilisation pour tenir compte de leur impact sur la transformation de la clinique avec laquelle chaque psychanalyste doit se confronter – que ce soit dans le cabinet ou dans…

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Le sujet, l’objet et le corps: qui est-ce qui parle? Résonances: le corps parlant et la fin d’une analyse

Marcus André Vieira

Je commence ce texte à partir du thème de la prochaine Rencontre américaine « L’empire des images ». Nous pouvons opposer « l’empire des images » au « corps parlant ». La première expression est dirigée à ce que nous appelons habituellement « la ville », en proposant une lecture: nous vivons l’empire des images. La seconde, plus énigmatique encore, est dirigée à notre communauté. Elle nous invite à faire progresser notre compréhension sur la façon dont l’analyste doit situer sa pratique dans ce moment de la civilisation, en concentrant cette pratique sur l’inconscient comme un corps parlant plutôt que comme un message crypté.

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Le drame du miroir

Susana Dicker

Le thème qui nous invite à la VIIème ENAPOL met à jour le paradoxe du miroir: son état de support de l’identification mais aussi d’objet qui provoque l’angoisse. Cela est ancré dans les deux faces du drame du miroir que Lacan développe dans son texte de 1949 , et duquel les cliniques de la névrose, des anorexies-boulimies, des psychoses et, pourquoi pas, des expériences avec des adolescents nous offrent des témoignages.

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L’identification de l’image féminine comme une réponse face à l’échec de la construction du corps

Mirta Berkoff

Nous vivons dans une époque où la présence du féminin et des femmes change les coordonnées de jouissance du sujet contemporain. Mais il ne s’agit pas de l’aspiration féminine actuelle seulement: c’est aussi l’empire de l’image qui semble faire aujourd’hui que l’identification avec l’image de la femme puisse répondre à l’échec de la construction du corps.

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(l’image reine, I), (le signifiant-maître, S), (l’objet a, R)

Maria Helena Barbosa

L’hypothèse que j’ai l’intention de développer dans cet article tourne autour du texte L’Image reine [A imagem rainha], dont je considère homologue au texte La Troisième.
L’image reine, de J-A. Miller, a été présenté pendant la Vème Rencontre brésilienne du Champ freudien à l’occasion de la fondation de l’École brésilienne de psychanalyse à Rio de Janeiro, en Avril 1995. Ce texte est dans le livre Lacan Elucidado * (Lacan Élucidé), un recueil des conférences de Miller au Brésil depuis 1981 jusqu’à la fondation de l’EBP.

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Pornographie

Irene Greiser

La pornographie, où apparaissent les corps en jouissance, énonce une vérité: il n’y a pas de rapport sexuel. La pornographie sur Internet utilise le manque de rapports sexuels. Le sexe est vendu et les fantasmes sont commercialisés pour tout le monde. Des voyeurs, des exhibitionnistes, des sadomasochistes, en deux ou en trois… Comme il n’y a pas de menu fixe pour les rapports sexuels, l’Internet offre un menu à la carte.

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L’empire d’images: un point de vue

Sérgio de Campos

Le monde des images grosso modo est divisé en deux domaines. Le premier champ est le domaine de l’appareil psychique du parlêtre, des images produites par notre inconscient, telles comme les représentations mentales: les rêves, les rêveries et les fantasmes. Le deuxième domaine peut être décrit comme les représentations visuelles, les objets matériaux et les signes qui représentent l’Autre, c’est à dire, le monde extérieur.

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L’Empire des Images: Manifestations symptomatiques du XXIème siècle – Le cybersexe

Nora Guerrero de Medina – NEL – Guayaquil

– Comment ça va? – Rita soupire – Imaginez-vous que je porte une chemise et rien d’autre. Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez.

Rita m’a dit, de cette façon, qu’elle actuellement commence des rencontres sexuelles sans romantisme et avec beaucoup de réalité virtuelle. Elle a fait de l’ordinateur son compagnon anonyme pour satisfaire ses fantasmes les plus intimes.

 

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Self-injury: un traitement du réel par l’imaginaire?

Isolda Arango-Alvarez – EL-Miami

Comment on peut concevoir une image qui effectivement ne vise pas à une représentation? Même si le signifiant ait cédé sa place à l’image et actuellement les images s’offrent et sont prises comme coordonnées identificatoires, on trouve dans le traitement quelque chose de symbolique mise en jeu. En effet, la multiplication des images s’est déplacée vers une prolifération signifiante. Cependant, les images semblent remplir une fonction qui a été remplie par le signifiant dans la mesure où elles servent à la demande incessante d’identité du parlêtre, une identité qui a été et sera toujours instable. De même, il y a des cas où certaines images servent comme un point de nouage ou de « dénouage ».

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L’écran mondial et la psychanalyse

Mario Goldenberg

Je suis intéressé à travailler dans le brainstorming avec la proposition de «témoigner en acte notre position en tant que psychanalystes, non seulement pour le guérison, mais aussi dans la ville». Si le XIXe siècle a été «un siècle de mains», comme Rimbaud a dit, si le siècle passé a été ce des machines, le XXIe siècle est en train de devenir le siècle des écrans. En plus du cinéma et de la télévision, nous avons une nouvelle variété d’écrans: ceux de l’ordinateur avec internet, du téléphone portable, du GPS, iPod, iPad, iReader, LCD, LED, HDMI complète, etc., y compris des cadre-photos numériques.

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Nouvelle rencontre avec Lacan

Graciela Musachi

Encore et encore je reviens à 1948: «L’art de l’image pourra agir rapidement sur les valeurs de l’imago et un jour nous allons connaître les engagements en série des «idéaux» anti critique. Donc, l’étiquette ‘vraie garantie’ aura acquise tout son sens. Ni l’intention ni l’entreprise seront nouvelles; leur manière systématique oui».

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La voix et le regard

María Cristina Giraldo

En Colombie, le conflit armé possède le trait décrit par Laurent à propos des guerres de notre siècle: il est ordinaire et généralisé. Pendant 50 ans il est resté invisible à l’Autre en dépit de son état d’omnivoyeur.

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L’ŒIL BOULIMIQUE ET LE LOUP

Mauricio Tarrab

Un jeu enfantin résume bien ce que je veux dire aujourd’hui au sujet de l’empire des images et ses sujets – sans lesquels il n’y aurait pas d’empire – nous, les consommateurs. Ce jeu avait une litanie que les enfants chantaient pendant qu’ils faisaient leur ronde : jouons dans le bois tant que le loup n’est pas là…¿le loup es là ? Le loup n’y était pas, les enfants retournaient à leur ronde et chantaient à nouveau, jusqu’à ce que, de temps en temps, le loup y était et apparaissait en produisant la joie qui brisait l’amusante ronde enfantine. Au delà du Père, cette joie montrait finalement la vérité libidinale du jeu.

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Un regard psychanalytique sur l’empire des images

Raquel Cors Ulloa

Le titre de la VIIème ENAPOL ainsi que son affiche sont troublants. Ils font des questions au-delà de l’image et de ce qu’on voit, en considérant que la contemporanéité est trop favorisée par la pluralité des imaginaires, c’est à dire un regard un peu simple pour être lu à partir de la psychanalyse. Peut-être un court-circuit image/jouissance a guidé notre clinique conceptuelle sur laquelle nous devons essentiellement étudier, faire de recherches et pratiquer très soigneusement à partir de l’empire des images et de ses tout derniers effets à être interprétés – soit par sa chute et/ou sa fermeté. C’est un regard qui pointe, comme le doigt de Saint-Jean, ce que Lacan a dit à la fin de son Rapport du Congrès de Rome les 26 et 27 Septembre 1958. Il a dit « Qu’y renonce donc plutôt celui qui ne peut rejoindre à son horizon la subjectivité de son époque ».

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L’empire des images

Hector Gallo

Le mot empire provient du latin imperium qui désigne ordre, commandement, souveraineté. Cela évoque aussi le pouvoir, le fait d’implanter, imposer, condamner, proférer, pénétrer, imputer. Affirmer que nous assistons au XXIème siècle à l’empire des images, implique prendre en considération que nous sommes soumis à tout ce que est du côté de la représentation, l’apparence, la virtualité, ce qui peut se voir et le semblant. Nous ne partons donc pas d’une hypothèse, puisque nous ne disons pas s’il y a empire des images, alors…, mais nous disons : il y a empire des images, et de là se produisent des conséquences. Il s’agit ici d’une proposition non pas pour vérifier mais pour s’en servir en tant que base formelle d’une démonstration.

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Quelques questions sur l’Empire des Images

Maria Silvia G. F. Hanna

Le titre proposé à l’ENAPOL VII nous permet de mettre à jour le thème de l’image. Je pense qu’il est intéressant de prendre comme point de départ le terme «L’Empire de l’Image», mais dans une direction vers l’arrière. Cela nous met à visiter et examiner les élaborations de Freud et les relectures de J. Lacan dans de différents moments de leur travaux, bien que les dernières discussions de notre cours d’Orientation lacanienne à propos de la place de l’image.

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MONOMANIES AU XXIe SIÈCLE: la jouissance cleptomane et la jouissance du procès

Ernesto Sinatra

J’ai plaisir à rappeler une phrase de mon enfance: «tu dois être gentil, car Dieu punit sans bâton et sans fouet»; phrase tombée en désuétude, car ce n’est plus le bon Dieu qui nous fait peur et surveille. Il a été remplacé par des complexes systèmes ultratechnologiques démontrant la structure ominivoyeuse du monde.

Il est à noter, parmi des nombreux nouveaux développements que l’empire des images dans la post-modernité nous montrent, le débat actuel sur la vie privée autour de Google Street View, l’application Google qui permet à quiconque d’entrer dans la vie quotidienne de lui-même et des autres – dans la rue, dans le quartier et même dans la maison des autres… Quelle est la frontière entre le privé et le public? Qu’est-ce que la limite entre l’Un et l’Autre? Actuellement, la satisfaction insatiable du regard du monde nous regarde les uns par rapport aux autres avec des presque infinis gadgets produits par le marché, en se mettant toujours dans la rupture structurelle qui marque l’impossibilité du rapport sexuel, l’absence chez les humains d’une jouissance complémentaire entre les hommes et les femmes.

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VERS L’ENAPOL VII – “L’EMPIRE DES IMAGES”

Ana Lydia Santiago

«Après sembler agacées contre la beauté de la voisine, deux adolescents ont décidé de l’attaquer à des coups de couteau. La trop jolie jeune fille a eu son visage coupé et déformé. Les images ont été publiés par la sœur de la victime sur l’Internet»[1]. Ce fait, récemment publié dans les médias argentins, a été déjà à l’ordre du jour sur de pages policières de journaux brésiliens. Dans le cas rapporté, une image admirable se constitue une menace et impose une réponse agressive. Par le passage à l’acte programmé et annoncé, les agresseurs éliminent une telle menace, en la substituant par quelque chose de répulsif et, ainsi, elles accomplissent l’intention de transformer une image gracieuse dans une réplique de Chucky, le poupon meurtrier, une des icônes de la terreur mondiale.

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L’EMPIRE DES IMAGES

ET LA JOUISSANCE DU CORPS PARLANT

 Miquel Bassols

Le thème du prochain ENAPOL — le septième de la série — nous plonge en plein dans le vaste océan du registre imaginaire. Le pouvoir de pénétration des images se révèle aujourd’hui être en pleine croissance dans une réalité dont nous admettons de plus en plus qu’il s’agit d’une réalité virtuelle, séparée du réel impossible à représenter. C’est une réalité virtuelle promue sans doute par les anciens et les nouveaux medias, de la télévision à l’internet, à travers une fétichisation de l’image externe du corps, dont nous pouvons dire qu’elle s’est élevée comme un nouvel objet au zénith de l’univers social. C’est une réalité virtuelle promue aussi par la multiplication des images du dedans du corps, chaque fois plus étendues avec les nouvelles technologies de résonnance magnétique et de neuro-images. L’unité de l’image externe du corps se morcelle ainsi du dedans : elle se retourne comme un gant en révélant son envers de corps dépecé. L’endoscopie du corps, qui ne faisait partie naguère que du délire ou du rêve, est aujourd’hui une réalité à la portée du regard, lequel se place de partout dans l’organisme dont il efface les limites entre le dedans et le dehors.

Le pouvoir de l’image comme Gestalt unifiant révèle ainsi son revers dans un déplacement du corps aussi virtuel que minutieux.

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